A une époque, le DHJ avait constitué l’une des principales ossatures de l’équipe nationale. De tout temps aussi, les meilleurs joueurs du pays ont été du terroir du DHJ tels que Feu Hadj Samame, Si Khalifa, Chiadmi, Chtaïni (Hadj Mohamed Fejjar), feu Gharbaoui, feu Hadj Boualam, feu Bel Hadj, Maâroufi, Yaghcha, Krimou, Ouazir, Chérif, Baba (Ahmed Magzouh), Aman Allah, Réda Riahi…
C’était un club qui désirait tant rester ce phare du football national à l’instar des autres clubs tels que les FAR, WAC, RCA, KACM. Or, ce club doukkali a subi des revers dont leurs répercussions continuent toujours à persister.
Depuis sa création, il y a plus de cinquante-cinq ans, le football jdidi n’a jamais cessé d’animer avec brio la scène sportive nationale. Mais comme il y a toujours dans la vie d’un club sportif des hauts et des bas, le Difaâ a régressé malgré les efforts fournis par les mordus du DHJ.
Cette année, le DHJ voulait à tout prix redresser la situation. Mais il patauge faute de moyens et à cause des machinations machiavéliques et des dissensions. C’est pourquoi nous avons contacté maître Ahmed Kharrouba, vice-président du DHJ afin qu’il nous dresse le bilan du parcours réalisé durant l’aller de cette saison et qu’il nous donne une idée sur l’avenir de ce club, porte-fanion des Doukkala. Ecoutons-le :
«Malgré tout ce qu’on pense, le Difaâ reste et restera un club prestigieux qui fait la fierté de tous les Doukkalis. C’est un club avec un passé sportif très riche. Nous, en tant que dirigeants, nous en sommes conscients. C’est pourquoi nous n’avons pas voulu lâcher les rênes car, à mon avis, nous aurons des remords. C’est vrai que le DHJ n’est pas notre propriété, mais il appartient à tous les Doukkalis. Cependant, je crois que le Difaâ a besoin d’hommes, animés de bonnes volontés.
Le Difaâ connaît actuellement des hauts et des bas pour plusieurs raisons. Mais je crois que les résultats enregistrés ne sont guère alarmants. C’est pourquoi il faut patienter et garder son sang-froid. Je pense aussi que nous sommes en train de traverser une période de transition très difficile à gérer. Par conséquent, nous n’avons plus le droit à l’erreur puisque ceux qui existaient, doivent à tout prix disparaître pour céder la place à un climat de cordialité, d’amitié, de sérieux et de rapprochement. A mon avis, le comité s’est activé malgré tout dans le bon sens pour assurer la bonne marche de l’équipe. Je crois que l’occasion est propice pour viser la montée surtout que le DHJ a engagé dernièrement un cadre national très compétent qui est, comme vous le savez, M. Louzani. En plus, grâce au soutien de certaines personnalités, nous sommes en train de trouver des solutions adéquates pour apaiser la crise financière. Par conséquent, il faut que tout le monde essaie d’œuvrer inlassablement, chacun dans son domaine, pour que le Difaâ retrouve sa place dans le giron du football national. Je vous assure que le DHJ est sur la bonne voie étant donné qu’il est toujours soutenu moralement et matériellement par la famille Kadiri, M. Mohamed El Fassi El Fihri, gouverneur de la province d’El Jadida et la sympathique Association des Doukkala. Cela ne veut pas dire que les autres potentialités doukkalies ne doivent pas mettre la main dans la pâte. C’est pourquoi je lance un appel à tous les Doukkalis, aux industriels et opérateurs économiques de la région et à toutes les potentialités doukkalies pour qu’ils aident leur porte-fanion. Cependant, je ne comprends pas pourquoi l’ODEP, l’OCP Jorf Lasfar et les deux sucreries des Doukkala ne pensent pas à soutenir le sport doukkali et surtout le Difaâ comme ce que fait l’OCP Khouribga avec l’OCK. J’espère qu’ils feront un geste louable.
D’autre part, je pense que le DHJ aspire à un avenir meilleur pourvu qu’on pense vraiment à appliquer la réforme de l’Association des Doukkala qui a été créée en 1994. Il faut aussi s’atteler pour atteindre des objectifs prioritaires dont notamment la poursuite de la politique des jeunes, la consolidation de la stratégie d’ouverture du club et l’assurance des moyens stables pour une vraie gestion du club. Doukkala et ses fils en sont capables. Je ne termine pas sans rendre hommage à tous les dirigeants qui se sont succédé à la tête du DHJ pour leur contribution et pour le développement du football doukkali vu que sans les grands sacrifices de ces dévoués, le Difaâ aurait disparu depuis belle lurette. Je tiens aussi à remercier vivement la famille Kadiri, M. Mohamed El Fassi El Fihri, gouverneur de la province d’El Jadida, M. Abdelkrim Ben Cherki et l’Association des Doukkala pour leur soutien inconditionnel au Difaâ».
En conclusion, le comité du DHJ et à sa tête M. El Mostafa Essaâdaoui est très optimiste quant à l’avenir du DHJ. Par conséquent, notre espoir le plus profond est que le Difaâ Jadidi retrouve sa place dans la classe des élites. Un vœu qui ne peut se concrétiser pleinement que si le DHJ possède ses propres ressources stables et durables.