Le DHJ vient de créer son propre Festival, un Festival de plus qui vient renforcer ceux qui ont déjà marqué le paysage d’El Jadida pour en faire une terre où la liesse et le défoulement dans la joie sont devenus synonymes de thérapie collective.
L’euphorie qui a emporté toute la ville d’El Jadida ces derniers jours a été à son top le Mardi après midi, juste après la grande fête qui a été organisée au siège de la province d’El Jadida à l’honneur des chevaliers du Foot bal Jdidi qui ont eu le mérite de rompre le silence du sport local. Une lame de fond qui a refait surface, emportant dans son sillage des milliers de supporters de différent âge tout en se déferlant dans les principales artères de la ville. Une même et unique motivation ; être au rendez vous de ce moment historique en accompagnant les héros de l’heure, juchés sur un bus impériale en brandissant à tour de rôle un trophée longtemps espéré et un butin laborieusement gagné.
Il faut vivre le moment pour le croire. Jamais El Jadida n’a été aussi unanimement fière dans sa peau et réconciliée avec elle même, en célébrant dans la grandeur et le faste cette consécration qui vient de refléter les réelles capacités d’un berceau de civilisation et le vrai visage des Doukkala, considérés injustement comme les « éternels seconds ».
Les centaines de bannières du Difâa qui ont flotté comme des papillons printaniers au gré de l’agréable brise d’El Jadida, sont à coup sur les premiers annonciateurs d’une rupture qui vient de marquer en lettre d’or une nouvelle épopée du sport d’El Jadida qui s’est reposé depuis une éternité sur les lauriers d’une gloire en instance de concrétisation effective.
Chahid Ahmed