L’ENSEIGNEMENT AU MAROC UNE ANNEE AVANT LA GENERALISATION

La rentrée scolaire 2001-2002 a été marquée, selon un communiqué du ministère de l’éducation nationale, par l’augmentation du nombre des nouvelles inscriptions dans l’enseignement primaire qui s’est élevé à 772.000 élèves dont 370.000 en milieu urbain et 402.000 en milieu rural. Ce qui a fait franchir la généralisation effective de l’enseignement le cap des 90%, en tant que moyenne générale du nombre des enfants en âge de scolarité, inscrits en première année de l’enseignement primaire sur l’ensemble du territoire national.

Mais au delà des communiqués, et même si les chiffres rapportés par le ministère de tutelle s’avèrent dans un premier constat correcte, qu’en est-il des abandons des classes qui commencent quelques jours ou quelques semaines après la rentrée, et surtout en milieu rural.D’après des enseignants, qui travaillent dans des régions éloignés, l’abandon des classes est très courant, et il est dû d’une part aux besoin des parents d’élèves de l’aide de leurs enfants dans les travaux d’agriculture, et d’autre part à l’éloignement des écoles de l’habitat de ces élèves, qui va jusqu’à dix kilomètres ou plus parfois.Et même si l’élève passe toutes ses années d’étude primaire avec succès, il se heurte à un grand problème lors de son passage au collège, qui dans la plupart des cas se trouve dans des centres urbains très loin cette fois de chez lui, et seules quelques parents d’élèves peuvent se permettre d’envoyer leurs enfants en ville pour terminer leurs études.

La seule volonté du gouvernement actuel ne suffit pas à elle seule pour généraliser l’enseignement, et les études faites des années auparavant par le ministère de l’éducation national ont démontré que l’incitation des parents et des élèves à poursuivre leurs études dépend de plusieurs facteurs et ne citant que quelques uns :- Les infrastructures : routes – eau potable – électricité – santé.- Adaptation des emplois du temps aux besoins des parents qui ont besoin de leurs enfants dans des travaux de gardiennage des troupeaux, de semence, de moisson…

Le ministère de l’enseignement porte aussi un intérêt particulier à la création d’un cycle pour accueillir les enfants non scolarisés de la tranche d’âge 9-11 ans.Dans ce même contexte, il est à noter qu’il n’y a pas d’age pour apprendre, et que parallèlement au système d’enseignement actuel, et qui est sujet de beaucoup de critiques, il faut penser à d’autres procédés plus adaptés aux particularités de chaque région, voir même de chaque douar, et faire participer tous ceux qui peuvent apporter leur soutien et aider à faire aboutir le souhait des marocain à irradier l’analphabétisme, l’ignorance et la marginalisation. Et pour les moyens nul ne dira que la Maroc est en manque, vu le nombre de diplômés chômeurs qu’on recruterait, et les bénéfices que le pays tirerait d’une telle expérience.