La caravane du ressourcement de Doukkala aux confins du Sahara Marocains : Le Sloughi et le faucon à l’honneur

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En abordant ce sujet, il nous est difficile de ne pas nous remémorer cette ancienne source qui affirme que c’est dans le sahara et sous la tente d’un nomade Arabe, que le premier embryon de l’art de la fauconnerie a pris naissance, de même que c’est là aussi que le sloughi a connu ses grands titres de noblesse au point d’être qualifié de prince du désert.

Et c’est sans nul doute, la quête de ce ressourcement qui a amené la Fédération Royale Marocaine de chasse traditionnelle, en collaboration avec l’association des Fauconniers Lekouassems, à organiser l’une des plus spectaculaires et des plus symboliques caravanes de chasse traditionnelle, qui a regroupé quelques 115 adhérents et qui a fusionné six jours durant, avec les espaces captivants du Sahara Marocain, en ce mi février.
C’est à partir de la ville d’El Jadida que s’est ébranlée la première locomotive de cette caravane, inscrite sous le signe de la « Renaissance du sloughi et du faucon Marocains », pour rallier par la suite d’autres participants de Chemmaia, Taroudant, Ouled Taïma, Biogra, Tiznit, Tan Tan, Layoune.
Un convoi de plusieurs dizaines de véhicules, regroupant 115 personnes, (dont la Française Isabelle Mossion), et leurs 80 sloughi de race purement Marocaine, en plus des Fauconniers Lekouassems d’Ouled Frej et leurs fidèles et inséparables compagnons.

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Selon Soujâa Mohamed, Président de la Fédération Royale Marocaine de chasse traditionnelle, cette initiative obéit à un double objectif. D’une part, elle permet de sensibiliser toutes les instances sur la nécessité de pérenniser la pure race du sloughi Marocain qui est depuis toujours d’une renommée Internationale, et dont l’espèce ne cesse de péricliter localement au point de faire craindre le pire, ensuite, et c’est là, le point majeur de l’ expédition, cette action qui porte en elle toutes les symboliques, est une occasion d’aller à la rencontre de ses sources, pour pouvoir s’imprégner des chaleurs de l’immensité désertique et de celle des concitoyens sahraouis, qui ont participé en masse et activement à toutes les manifestations ayant accompagné cette grande randonnée.
Entre les parties de chasse, pour débusquer les renards et les chacals et toutes les espèces nuisibles qui déciment souvent les troupeaux les bergers nomades, les voltiges exceptionnels des faucons qui donnent l’impression d’évoluer dans leur propre élément, ou encore les séances de sensibilisation autour de la valeur de ces deux éléments fondamentaux d’un patrimoine typiquement Marocain, il faut souligner aussi, que le repos de ces guerriers ne manque pas non plus de charme, puisqu’il se déroule à la belle étoile, en compagnie des responsables des eaux et forêts, qui ont été d’un grand soutien à l’expédition, sous une véritable fusion d’une grande diversité du folklore National, où se relayent les troupes d’Ouled taïma, de Houara et de Tiznit, ponctué par les contes et vers de poésie qui relatent l’âge d’or de la fauconnerie au Maroc.

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Tan Tan, Oued chbika, Oued oum fatna, Oued el ouaer, Aghfennir, Tarfaya, Tah, Layoune, El haggounia, Dchira, Jdira, Oued sakia el hamra, Oum drâa, Abettih…un véritable marathon dans les contées sahariennes, où les paysages se concurrencent en beauté, et se juxtaposent dans l’imaginaire des participants sans jamais se ressembler.
« Jamais le faucon et le sloughi n’ont été aussi bien en harmonie avec eux même et avec ce paysage qui semble les envouter », nous confie Mohamed El Ghazouani, Président des fauconniers Lekouassems d’ouled frej. Selon lui, cette première initiative doit nous donner à réfléchir profondément sur l’avenir de la chasse traditionnelle, qui pourrait représenter une plus value inestimable en matière de promotion touristique, et partant, du développement humain. C’est un créneau des plus porteurs. L’expérience que nous avons réussie dans le domaine de la revitalisation de la fauconnerie dans le Doukkala s’avère aujourd’hui des plus concluantes, puisque nous ne cessons de séduire toute une gamme de touristes Européens, en quête de spectacle singulier ou d’apprentissage de cet art, comme nous avons sensibilisé les professionnels des pays du Golf, qui soutiennent nos efforts par la médication et les plus récentes techniques de dressage et de chasse. Cet art qui allie entre le sport, le divertissement et la chasse raisonnée, a aujourd’hui ses prolongements même dans nos provinces sahariennes.
Le mot de la fin de cette manifestation qui s’est déroulée dans un climat de grande convivialité et de sérénité, nous l’avons laissé à l’invitée d’honneur de cette manifestation, qui a donné à la caravane sa coloration internationale et sa touche féminine, en l’occurrence la Française, Isabelle Mossion, qui nous a confié qu’elle vient de vivre une expérience unique en son genre. Pour cette représentante en de l’association Nationale de chasse traditionnelle Marocaine, en France, c’est là le meilleur moyen de réhabiliter le sloughi de pure race Marocaine, qui est très coté à l’échelle Internationale, lui permettant ainsi de conserver toutes ses aptitudes de chasseur.

CHAHID Ahmed

m.ahmedchahid@yahoo.fr