Décidément, le parc Mohammed V d’El Jadida, n’arrête pas de susciter nombre d’interrogations concernant l’état de dégradation auquel est confronté cet espace vert qui est de surcroît, planté aux pieds d’une commune urbaine, censée assurer sa protection et son entretien.
Nous avons soulevé précédemment dans ces mêmes colonnes la disparition énigmatique de l’effigie de feu Mohammed V, tout en gardant l’espoir que cette alerte allait au moins donner à réfléchir à nos décideurs. Malheureusement, le constat est tout autre.
Il semblerait que cette belle préface de la ville d’El Jadida, qu’est le parc Mohammed V et dont la rénovation avait nécessité le concours de paysagistes professionnels et partant l’injection de sommes considérables, ne figure plus dans l’ordre du jour de nos politiques.
Toujours est-il qu’au-delà de la détérioration avancée qui marque cet espace vert, où même les printemps ne fleurissent plus, force nous est de constater qu’aujourd’hui, les sculptures qui ornementent le parc Mohammed V elles aussi, n’échappent plus à cet état d’indifférence.

Juste sous les fenêtres du temple des décisions communales, gît depuis longtemps l’une de ces sculptures sans que quiconque puisse se donner la moindre peine de lui redonner sa vie d’œuvre d’art. Pourtant cette pièce entre autres, puise son importance du fait qu’elle est représentative du premier symposium national de la sculpture qui a mobilisé des artistes nationaux et internationaux de grande renommée afin de constituer le premier noyau du musée national de sculpture à ciel ouvert.
Pour tous ceux qui souffrent de courte mémoire, rappelons que dix artistes de différents pays dont la France, la Russie, la Belgique et le Liban, en plus les nationaux comme Ikram Kabbaj et Mohamed El Aâdi (Artiste d’El Jadida) ont collaboré durement pour la réalisation de ce premier symposium qui a été organisé par l’association des Doukkala sous la Présidence d’honneur de S.A.R la Princesse Lalla Meryem.
Ce symposium qui devrait couvrir par la suite d’autres villes du Royaume s’est donné comme objectif, la création d’un fond national de sculpture avec le souhait de donner au Maroc une dimension internationale en matière d’art contemporain en plein air et mis à la disposition du public.
C.A