Entretien avec Al hadj Abouzahir Omar, président de l’Olympic Club de Safi

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Al hadj Abouzahir Omar, président de l’Olympic Club de Safi, affirme qu’il n’enfreint nullement à sa mission avec les membres du bureau directeur. Il pense que les mauvaises langues peuvent nuire à la marche du club si on les écoute, et que le fait d’être à la tête du club constitue un devoir envers tous Safi. Ecoutons-le.

Question : On a entendu dire que le torchon brûle entre vous, les membres du bureau directeur dont vous êtes le président et les adhérents. Qu’en est-il en réalité ?

Réponse : Le bureau de l’OCS a été élu démocratiquement pour gérer les affaires du club pour une durée de quatre ans. Nous devrions travailler ensemble selon une stratégie bien définie dont les dispositions sont à respecter. La fausse note n’a pas droit de site. La machine baigne, en conséquence, louange à Dieu, dans l’huile. Ma relation avec toutes les composantes du club sont « au-delà de Figuig », Dieu merci. Nous nous respectons mutuellement parce que notre objectif est de promouvoir le football dans notre ville. Les mauvaises langues sont certes nuisibles, mais elles constituent pourtant pour nous un facteur d’unité et de solidarité. L’OCS brillera In Cha Allah, malgrè tout.

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Qu’en est-il de la préparation du onze mesfioui ?

On est dans la bonne voie pour être au rendez-vous en accomplissant la saison dans les règes sous de bons hospices. S’entendre sur tout constitue pour nous la règle d’or pour la réussite. Nous vu combien les éléments de l’équipe ont fait preuve de responsabilité et de compétitivité lors des matchs amicaux avec des clubs de Casablanca et de Rabat. Vous ne pouvez pas imaginer combien nous sommes confiants dans l’avenir et dans notre formation si bien que nous sommes en droit d’être ambitieux. Safi a besoin de son équipe. Nous sommes là pour ça. La mission n’est pas moins lourde.

Vous vous êtes fixé des objectifs bien définis, alors.

Absolument. D’abord, préserver notre place au sein du GNI en instituant une stratégie de travail au moyen terme, en vue de promouvoir les potentialités locales. C’est pour la première fois dans les annales de l’OCS, que nous avons fait appel à un bon nombre de jeunes joueurs tels Darji, Semmoumi, Aït Alkhorsa, Mouthif, Atiat Allah et d’autres, pour les intégrer à l’équipe.

Ensuite, la mise en place d’une infrastructure sportive pour le club. Grâce au concours de toutes les composantes de la ville, nous allons nous disposer d’un complexe sportif sur une superficie de 32 hectares. Les travaux débuteront très prochainement.

De plus, mettre à la disposition du club tous les moyens logistiques en partenariat avec l’OCP. Enfin, permettre aux autres sports de se ressusciter et reprendre vie dans la ville grâce aux investisseurs et aux sociétés de production qui font de la promotion du sport à Safi l’une de leur priorité. Citoyenneté oblige !

L’intégration de ces jeunes ne serait-elle pas une aventure risquée ?

C’est sûr. Mais nous laissons le soin au cadre national Baddou Zaki et à son staff le soin de s’en occuper. Le travail, tout le travail sera focalisé sur leur encadrement à même de les mieux intégrer à l’équipe. Monsieur Zaki et son équipe ne ménagent aucun effort dans ce sens. Nous les remercions beaucoup. Leur mission n’est pas facile d’autant plus que tout Safi est là pour les résultats. Ils en sont conscients.

Donc ?

Je remercie tous ceux qui se soucient de l’avenir de l’OCS et ne ratent aucune occasion pour le soutenir, motivés par le sens de responsabilité et de sérénité en dépit de tout, car, comme vous le savez, personne ne crie, ne lève la main, que pour que son club ait de bons résultats. Quand on gagne, tous chantent ; mais quand on perd, il est difficile d’avaler la défaite. Soyons positifs et tout ira pour le mieux, In Cha Allah.

Propos recueillis par Abdelkrim MOUHOUB