Le technicien algérien Abdelhak Benchikha, actuel entraîneur du Difaa d’El Jadida, a dit caresser « l’ambition légitime » de présider à la destinée de la sélection marocaine de football, mettant en exergue les progrès réalisés par les clubs nationaux en termes d’infrastructures et d’organisation.
« Où est le problème? Je sais que mon nom a circulé. Les journalistes m’ont interrogé et j’ai dit que je suis prêt » à conduire les Lions de l’Atlas, appelés à préparer sérieusement la CAN-2015 qui sera organisée par le Royaume, a dit Benchikha dans une interview au quotidien algérien « El Khabar ».
Fidèle à sa réputation d’homme de challenge, l’ancien entraîneur des Fennecs est catégorique: « Mon ambition est légitime. Et je n’ai pas peur de relever le défi ».
Evoquant son expérience dans le championnat national, Abdelhak Benchikha a relevé « l’existence d’une différence au niveau des infrastructures » comparativement aux deux autres grandes nations maghrébines de football, en l’occurrence la Tunisie et l’Algérie.
« Les Marocains ont beaucoup investi (dans ce domaine), à tel point que chaque club dispose actuellement d’un centre d’entraînements propre à lui. Je peux vous assurer qu’ils sont meilleurs qu’en Algérie et même en Tunisie », a expliqué celui qui est l’un des rares entraîneurs à avoir remporté des trophées dans les trois pays.
En plus, a-t-il poursuivi, les clubs marocains ont révisé le système de rémunération des joueurs en instaurant des primes de signature annuelles et en rabaissant les salaires mensuels, « même si, dans l’ensemble, joueurs marocains et algériens ont des revenus presque similaires ».
Après avoir quitté dramatiquement la sélection algérienne, justement à cause d’une cinglante défaite (4-0) à Marrakech face aux Lions de l’Atlas, Abdelhak Benchikha a relancé sa carrière dans le Royaume, en offrant au Difaâ d’El Jadida le premier titre national de son histoire, à savoir la prestigieuse Coupe du Trône, aux dépens du grand Raja de Casablanca.
MAP