Les Nuits du Ramadan se trouvent, pour la deuxième année consécutive, intégrées à la Saison Culturelle France-Maroc.
Du 19 au 28 juillet 2013, elles se dérouleront dans 11 villes du Royaume : Agadir, Casablanca, El Jadida, Fès, Kénitra, Marrakech, Meknès, Rabat, Safi, Tanger, Tétouan.
Elles s’articuleront autour des cultures musicales du pourtour méditerranéen : Algérie, Egypte, Espagne, France, Palestine et Tunisie, enrichies par la présence d’un groupe venu de Mongolie.
Chants, musiques et danses seront mis à l’honneur par des groupes placés sous le signe du métissage culturel, transcendant ainsi les frontières.
À El Jadida, la 7ème édition des Nuits du Ramadan est coorganisée avec la Délégation Régionale du Ministère de la Culture des Doukkala-Abda qui présentera, comme à l’accoutumé, des groupes musicaux marocains . Chaque nuit vous pourrez profiter de deux concerts en suivi. 14 concerts vous seront proposés.
Programme :
Vendredi 19 juillet 22:00-23:30 Emel Mathlouthi
Emel Mathlouthi est née en 1982 à Tunis. Cette chanteuse et auteur-compositeur a été finaliste de la première édition du Prix RMC Moyen-Orient 2006. Sa célèbre chanson « Kelmti horra » ( Ma parole est libre) sonne comme un hymne informel du soulèvement populaire tunisien de 2011, un engagement pour la liberté.
L’album éponyme, sorti en 2012, renferme dix perles électro, principalement en arabe (tunisien et littéraire), avec escapades en français et en anglais, toutes produites par Emel. Des chansons inspirées de moments-clés de sa vie et du monde.
Samedi 20 juillet 22:00-23:30 Orchestre National de Barbès
Le célèbre groupe a été fondé en 1996, sous l’impulsion de Youcef Boukella, bassiste et compositeur. Groupe à géométrie variable, il regroupe plus d’une dizaine de musiciens français, maghrébins et portugais, et fusionne de nombreux genres musicaux : chaâbi, raï, musique gnaoua, mais aussi salsa, reggae, jazz, funk ou encore rock.
Après quinze ans et plus de mille concerts, le groupe continue de sillonner le monde. Une des plus grandes fiertés de l’ONB est de favoriser un rapprochement descultures. Artistes complets, les musiciens de l’ONB redonnent à la musique l’un de ses sens premiers : celui de la danse, de la fête et du partage.
Dimanche 21 juillet 22:00-23:30 Egschiglen
Egschligen a été fondé en 1991, par quatre étudiants du conservatoire d’Oulan-Bator.
Dès ses débuts, le groupe se concentre sur la musique contemporaine mongole, tout en explorant les arts musicaux populaires d’Asie centrale.
La musique et les danses d’Egschiglen transmettent l’univers poétique des nomades, des traditions chamanes et l’harmonie d’un peuple vivant en accord avec la nature.
Les artistes se distinguent par la virtuosité de leur musique, qui prend la forme d’impressionnantes acrobaties vocales. Une musique lumineuse mêlant fredons étranges, muettes gutturales, et digressions pentatoniques, et exprimant amour, douleur et gratitude. Comme pour nous rappeler qu’au-delà de toutes les différences culturelles, certains éléments sont communs à l’existence humaine.
Lundi 22 juillet 22:00-23:30 Egyptian Project
Egyptian Project est le fruit d’une collaboration entre des tenants de la tradition égyptienne et un jeune musicien français qui mêle aux sonorités du Caire ou du Delta du Nil les ambiances du trip-hop, de l’électro, du hip-hop ou bien de la musique classique.
La musique d’Egyptian Project est le fruit d’un long travail entrepris par le Nantais Jérôme Ettinger, musicien sans frontière. Il a multiplié pendant dix ans les expériences musicales en France et en Égypte, les résidences et les rencontres, organisé des actions pédagogiques autour des instruments traditionnels égyptiens (rababa, percussions, violon, chant et kawala) et des musiques assistées par ordinateur.
Le répertoire du groupe s’inspire de thèmes traditionnels égyptiens. Une interprétation moderne, à la fois respectueuse des sonorités ancestrales, et particulière du fait des arrangements électro et de la présence d’une batterie.
Mardi 23 juillet 22:00-23:30 Marianne Aya Omac
Marianne Aya Omac commence la musique (piano, guitare) à l’âge de neuf ans. Elle forge ses premières armes dans les rues de Montpellier, où les passants, subjugués par son talent, s’arrêtent toujours plus nombreux.
Elle rejoint, en parallèle, une chorale de gospel, et approfondit son amour des musiques latine et gitane.
Elle est aujourd’hui auteur, compositeur, guitariste, mais joue aussi de la derbouka et de la trompette.
En 2011, elle sort son dernier album, « Solo », à Montréal (où elle vit désormais), avec la participation de la célèbre chanteuse américaine Joan Baez.
La voix de Marianna Aya Omac est à la fois chaleureuse et puissante. Sur scène, elle passe du murmure à l’éraillement, de l’intimité feutrée de la soul aux accents tonitruants du gospel ; elle alterne propos humanistes chantés en français, espagnol ou anglais, et humour irrésistible.
Mercredi 24 juillet 22:00-23:30 Manuel Delgado
Originaire de Barcelone, Manuel Delgado commence très tôt la guitare « flamenca ». Il voyage en Andalousie, berceau de l’art flamenco, et vit à Grenade et Séville, avant d’être attiré par la richesse musicale de Paris et de s’y installer. Il devient guitariste soliste, mais aussi compositeur et accompagnateur de chanteurs et danseurs flamenco ; il collabore également avec de grands musiciens tunisien, iranien, irakien ou encore libanais et turc.
Manuel Delgado a créé son propre groupe, à la fois traditionnel et innovateur, où la guitare, la danse et le chant s’unissent dans un concert-spectacle flamenco parfaitement harmonisé, soigné et synchronisé.
Jeudi 25 juillet 19:00-23:30 Le Trio Joubran
Ce trio a été formé en 2004 par les frères Joubran, héritiers d’une famille palestinienne d’oudistes et eux-mêmes virtuoses de cet instrument. Les rythmes du percussionniste Yousef Hbeisch viennent épouser la mélodie des trois frères.
Le groupe a déjà joué sur les plus grandes scènes du monde et à Paris (salle Pleyel, Théâtre des Champs Elysées, Olympia) ; il se produit régulièrement en Europe, aux Etats-Unis, en Amérique latine et dans le monde arabe.
Il incarne une génération d’artistes palestiniens qui renouent avec leurs racines tout en promouvant une culture palestinienne « modernisée ». Dans leur concert « A l’ombre des mots », ils rendent un vibrant hommage au poète Mahmoud Darwish, par une musique conçue sur ses poèmes.
Tous les concerts se dérouleront au Parc Mohammed V d’El Jadida
Institut Français d’El Jadida