Salon du Cheval d’El Jadida : Le cheval barbe, une monture sobre et élégante

Le cheval barbe est une race qui a toujours été élevée partout au Maroc et plus particulièrement dans la région Meknès Tafilalet. Sa préservation et la sauvegarde de sa pérennité demeurent un souci majeur pour les acteurs de la filière équine qui ne cessent de multiplier les actions pour mettre en valeur cette espèce devenue, de par les traditions millénaires du Royaume, une composante du patrimoine naturel national.

Cheval endurant, sobre, frugal, résistant à toutes les variations climatiques, il possède la plus grande résistance aux causes de misères physiologiques, explique Mlle Hanane Boulhimez, Chef de groupe (Mkadma) de fantasia de la région Meknès.

Physiquement très endurant et supportant sans peine toutes les privations, ce cheval élégant a servi pendant longtemps au Maroc à la vie sociale-économique des populations, a ajouté Mlle Boulhimez, en énumérant fierté les nombreuses qualités de ce cheval.

Cette race chevaline dotée d’une intelligence exceptionnelle, d’un caractère affirmé, qui s’ajoutent à ses qualités d’endurance et de fidélité l’ont prédisposé à devenir un compagnon inséparable de l’Homme.

Le barbe est réputé pour sa robustesse et sa résistance aux variations climatiques du désert. Sa taille moyenne varie entre 1,45 et 1,62 m au garrot. Sa tête est forte et plutôt longue avec un profil rectiligne ou convexe et à la différence du pur-sang, le barbe a une queue attachée bas et une croupe oblique et creuse. Son garrot est placé haut avec des épaules plates.

Le barbe a, en plus, un très bon caractère : docile et non craintif, il fait une excellente monture pour la fantasia grâce à sa rapidité sur les courtes distances, son agilité et son incroyable endurance. Il est aussi réputé pour sa puissance qu’il déploie dans un temps limité, mais avec générosité.

Dressé dès son plus jeune âge, et parallèlement à l’entraînement des jeunes cavaliers, il est habitué aux détonations et aux ambiances festives du concours équestre.

M’hamed El Khmoulli – MAP