El Jadida est une ville connue pour être le berceau de l’élevage de chevaux au Maroc. De plus, sa région d’accueil, Doukkala Abda, dispose d’une infrastructure importante à même de favoriser l’éclosion des activités en rapport avec le cheval. Il s’agit notamment de l’Hippodrome Lalla Malika et du Haras National, sans oublier le plus grand Moussem du Royaume : Moulay Abdellah Amghar.
Il manquait, cependant, à la ville un évènement majeur à même de consacrer cette vocation. C’est donc tout naturellement que le Salon du Cheval d’El Jadida, la plus grande concentration équine du Royaume, y a pris ses quartiers.
La manifestation se retrouve, de fait, au cœur d’un écosystème favorable à son épanouissement consacré par un public connaisseur et des acteurs locaux aussi passionnés qu’expérimentés.
Depuis sa première édition, le Salon du Cheval a été porté par la ville d’El Jadida et a tissé des liens étroits avec les forces vives dans la perspective de réaliser un évènement unique au Maroc. Le résultat est tel qu’aujourd’hui, la ville accueille une manifestation de premier plan au niveau national et international et ses retombées sont multiples, à la fois sociales et économiques (développement du Tourisme, dynamisation du marché de l’élevage de chevaux…), mais aussi culturelles (festivités, fierté d’appartenance à la région…). Mieux, le Salon, grâce à son aura, a participé à l’éclosion de la stratégie équine nationale.
Révélée en 2011, à l’occasion de la quatrième édition du Salon du Cheval, cette stratégie posait le principe du doublement de la contribution de la filière équine au PIB national à l’horizon 2020. Celui-ci, fait important, représente déjà près de 4,7 milliards de dirhams (0,5% du PIB) et pourrait, d’après les prévisions officielles dépasser les 7 milliards de dirhams.
La filière a, cependant, fort à faire pour atteindre ces objectifs. Il s’agira en priorité de renverser la courbe de déclin qu’enregistre le cheptel marocain. En 2011, les effectifs étaient de 160.000 chevaux avec une perspective de baisse à cause de la raréfaction des usagers. Depuis, la courbe des naissances est annoncée stable par la Société Royale d’Encouragement du Cheval (SOREC) mais d’autres phénomènes pénalisants persistent comme l’atomisation de la filière de l’élevage.
En effet, le marché marocain est dominé par les petites exploitations (seuls 4 % des éleveurs marocains détiennent 3 chevaux et plus contre 19% en France et 50% en Irlande) mais prospère dans certaines régions comme Rabat, Bouznika, El Jadida ou encore Meknès