Le rôle prépondérant de certaines personnalités françaises « libres » en faveur de l’indépendance du Maroc, mis en relief lors d’une rencontre à El Jadida

Les participants à une rencontre, organisée lundi à El Jadida sous le thème « Les nationalistes marocains et les Français libres…mémoire commune », ont mis en relief le rôle prépondérant, à l’époque coloniale, de certaines personnalités françaises en faveur de l’indépendance du Maroc.

ors de cette rencontre, organisée en célébration de la 38è anniversaire de la Marche verte et du 58è anniversaire de l’Indépendance du Royaume, les intervenants ont mis en lumière les prises de position, les actes et principes « nobles » de Français qui ont milité en faveur de la cause juste des Marocains et ont tissé des liens étroits avec les nationalistes marocains à l’époque protectorale.

S’exprimant à cette occasion, le Haut-Commissaire des anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération, Mustafa El Ktiri, a souligné que cette conférence vise à faire connaitre aussi bien aux Marocains qu’au Français l’engagement politique et le militantisme de nombre de personnalités françaises en faveur de l’indépendance du Maroc du joug étranger.

Ce rendez-vous a également pour objectif d’œuvrer à dévoiler certains côtés de la mémoire commune maroco-française jusque-là non connu du grand public pour la mettre au service de la compréhension, du rapprochement et du renforcement de l’amitié liant les deux peuples marocain et français, a-t-il ajouté.

A partir d’exemples de Français « libres », convaincus de la cause nationale juste des Marocains, « nous visons bâtir une mémoire commune entre les deux pays », a affirmé M. El Ktiri.

Dans ce cadre, il a mis en relief le courage de certaines personnalités françaises célèbres qui ont osé contrecarrer et défier le courant impérialiste de leurs concitoyens, dirigeants et colons en se prononçant publiquement en faveur de l’indépendance du Maroc.

M. El Ktiri a cité à titre illustratif la fameuse « lettre 75 », soumise au président de la République française en 1954, qui a été signée par 75 personnalités françaises résidantes au Maroc et représentant les différentes classes sociales dont des avocats, des médecins, des journalistes et des hommes d’affaires.

Les autres interventions a été axées sur des thèmes relatifs au « rôle des Français libres entre août 1953 et l’indépendance du Maroc » de Ahmed Ben Kirane, « Guy Delanoê, un Français d’El Jadida qui a milité pour l’indépendance du Maroc », de Mustapha Jmahri et « les symboles de la résistance nationale et la mémoire commune franco-marocaine », et « la contribution du Haut-commissariat dans la rédaction de l’histoire nationale », de Habib Dayem Rabi.

Ont pris notamment part à cette conférence, organisée par le Haut-Commissariat des anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération, le gouverneur de la province d’El Jadida Mouad El Jamai, des élus locaux, nombre de anciens résistants, des chercheurs et des universitaires en plus d’autres personnalités.

Par la suite, il a été procédé à l’inauguration à l’avenue Nabeul du « Musée éducatif et culturel des anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération ». Cette structure muséale, dont la restauration a nécessité une enveloppe budgétaire avoisinant les 3,4 millions de dirhams, est dotée de deux grandes salles, trois salles dédiées aux expositions, un espace multimédia et une bibliothèque.

Des aides financières ont été distribuées à certaines familles d’anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération. Par la même occasion, une visite a été effectuée à une exposition de publications du Haut-Commissariat des anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération.

MAP