Le micro crédit est destiné aux micro entreprises exclues du système économique normal ne pouvant bénéficier d’un financement bancaire classique. Il est géré et octroyé par des organismes financiers ou associatifs, et a pour but de faire bénéficier des hommes et femmes, ne possédant pas les garanties requises par le système classique de prêt, de moyens de financement de leurs activités existantes ou en projet.
Au cours de l’atelier organisé le mardi 17 décembre 2002 à la chambre de commerce et de l’industrie, les intervenants, qui représentent des organismes de financement, ont essayé chacun de sa part de donner une idée sur le micro crédit, son historique, ses modalités, personnes ciblés par ce produit, et les divers produits qu’offre chaque banque ou association aux catégories d’entreprises et personnes concernés par ce type de financement.
Côté banques le représentant de la BMCI a expliqué les modalité du crédit financé par les fonds italien et portugais, et qui est destiné aux unités industrielles dont l’effectif ne dépasse pas 200 personnes; les entreprises bénéficiaires de ce prêt doivent obligatoirement acquérir le matériel nécessaire à l’exploitation du pays d’origine du fond. Le dossier doit être présenté à la MPE ou à la banque.
La fondation banque populaire a présenté son produit destiné essentiellement au secteur artisanal, dans sa politique d’aider cette catégorie d’entreprises elle s’engage en plus de les financer, de leur faciliter les formalités d’acquisition du prêt en les minimisant au maximum, en les exonérant des frais du dossier, et en accélérant la procédure. La banque s’engage aussi à veiller sur l’encadrement et le suivi de l’évolution des entreprises concernées.
En plus des banques, les représentants de l’ONUDI (fond italien), la fondation ZAKOURA et l’association AL AMANA ont de leur part essayé de promouvoir leurs produits, expliquer leurs mérites et les avantages que les personnes, petites et micro entreprises peuvent tirer de cette ligne de crédit. Vue l’intérêt du sujet, nous consacrerons d’autres articles pour ces trois organismes.
La discussion qui a suivi ces intervention a montré qu’un grand nombre de personnes ignorait l’existence d’un tel type de crédit ou d’associations qui le produise, et ceci est du au manque de communication du côté des associations, d’autre part certains artisans se sont plaint des modalités du montage du dossier de demande de prêt et des charge qui y sont afférente et qui n’ont rien à voir avec la banque populaire qui assure que les artisans sont exonérés du frais du dossier.
Notons aussi un grand absent à cet atelier, à savoir le crédit agricole qui a pour principale vocation le financement des projet dans le monde de l’agriculture, un domaine qui fait travailler et vivre près de la moitié de la population marocaine.