Le dépotoir fait défaut

El Jadida est confrontée à de sérieux problèmes d’ouverture de dépotoirs, installés généralement sur des anciennes carrières. Ils présentent à la ville plusieurs inconvénients. Ces dépotoirs sont choisis au hasard, sans études d’impact sur l’environnement au préalable.
Le traitement des déchets ménagers est encore plus préoccupant, car les méfaits sont plus désastreux sur l’environnement mais aussi et surtout sur l’homme.
Le traitement des décharges publiques à El Jadida reste fortement marqué par des méthodes” qui ne permettent aucune valorisation optimale, ni même la sécurité des citoyens. On parle du transfert du dépotoir vers la commune de Moulay Abdellah, or en 1998, une convention de partenariat entre la ville d’El Jadida et la commune de Moulay Abdellah pour la création d’un nouveau site de la décharge publique du Grand El Jadida (El Jadida, Sidi Bouzid et Moulay Abdellah) rien n’est encore décidé à ce sujet depuis la date de la convention de partenariat. Nos édiles ont déjà fait savoir leur opposition à ce projet de transfert dans plusieurs sessions. Les riverains du dépotoir ne savent plus à quelle logique se vouer.
Des journées durant, la ville et les riverains du dépotoir sont aux prises avec les ordures. Nous imaginons, un peu, les odeurs nauséabondes qui s’en dégagent.
La décharge se trouve désormais au périmètre urbain de la ville au milieu des villas et lotissements environ 2 km du sud d’El Jadida dans une pente faible sur le versant qui contenait d’anciennes carrières, dont la profondeur est environ 15 à 20 mètres, sa surface totale est de 11,50 ha. C’est une décharge, qui ne répond à aucune norme.

El Mostafa Lekhiar – Le Matin du 13 mars 2003