Une journée d’étude sur le tourisme dans la province d’El Jadida : présent et perspectives, a été organisée le mercredi 4 juillet 2001, au siège de la province d’El Jadida par la province d’El Jadida, le club de presse et l’Université Chouaib Doukkali, avec la participation des intervenants dans le secteur touristique notamment:
La Délégation du tourisme.
La Chambre de l’artisanat.
L’Agence urbaine.
Dans son intervention Monsieur le Gouverneur a relaté l’état des lieux dans ce domaine qui se caractérise par une dégradation du secteur, une structure hôtelière qui laisse à désirer: un hôtel fermé et un autre dans un état lamentable, alors que la province regorge de potentialités qui la prédispose à être un pole touristique incontesté. Disposant d’une côte sur l’Atlantique de 130 kilomètre en très bon état, une forêt qui longe la côte, d’industrie artisanale spécifique de la région, des sites historiques à El Jadida, Boulaouane, Oualidia, Azemmour, Gharbia, Moulay Abdellah, etc.
Une animation artistique et culturelle de formes variées: peinture sculpture et chant.
Accueil du tourisme national: Marrakech, Casablanca, etc.
La ville verra prochainement la réalisation de plusieurs projets dont: l’autoroute Casablanca El Jadida qui se terminera en 2004, ce qui aura un grand impact sur l’infrastructure touristique et la desserte entre l’aéroport de Mohamed V El Jadida se fera alors en moins d’une heure.
Programme de site touristique de Haouzia englobant près de 10000 lits d’hôtels, et dont l’étude de faisabilité est actuellement dans un stade avancé.
Projet du golf d’Azemmour avec hôtels et bangalows.
Projet de la plage de Mharza dans la commune des chtouka sur la route côtière de Casablanca.
Monsieur le gouverneur a ajouté qu’il faut préparer les petites ville à ces grands projets et faire participer les commune dans ce qui se prépare.
De sa part le directeur de l’aménagement et du développement touristique, Monsieur Jaouad Ziate a abordé un sujet de grande envergure: Politique de développement de nouvelles stations balnéaires – le cas d’El Jadida. Il a signalé qu’avec une capacité d’accueil de 800 lits, la province ne peut intéresser les tours operators qui exigent au moins entre 5000 et 10000 lits pour pouvoir intégrer la ville d’El Jadida dans leurs circuits ; et que la demande du produit touristique plage a augmenté quantitativement sans que nos structures puisse répondre à cette augmentation de la demande et qu’il représente actuellement près de 60% de la demande globale ; et les deux pôles marocains du nord « Tanger » et du sud « Agadir » ne peuvent satisfaire cette évolution malgré l’importance des structures de ces deux villes ; d’où la nécessité de créer de nouveaux sites touristiques en zones balnéaires , et l’intérêt du ministère s’est orienté vers six zones : Saidia, Larache, Haouzia, Essaouira, Taghazout et Plage Blanche. Les critères de choix de ces sites sont les suivants : sites appartenant à des zones d’intérêt touristique, proximité d’un aéroport et répartition équilibrée sur tout le royaume.
L’état finance l’étude de faisabilité puis cède les terrains à des prix symboliques à des société privées qui monteront les projets et géreront les sites avec bien sûr le suivi de l’état qui contrôle le respect des cahiers de charge pour ne pas tomber dans le cas de Tétouan.
Dans son allocution, Monsieur Achmaoui du club de la presse, a souligné que la presse doit participer à la résolution des problèmes du tourisme dans la province, alors que la ville d’El Jadida qui était réputée pour son calme et sa propreté qu’on la comparait à Deauville, ville de rêve et de repos, l’état actuel des choses ne permet plus ces qualificatifs, et ne laisse au journaliste , qui en plus du caractère partisane des parutions dans lesquelles il publie, la possibilité de vanter des atouts qui ne sont que des contes du passé et que les vestiges qui restent ne peuvent être revaloriser par des écrits même si on leur rajoute un peu de piment.
En exerçant son rôle d’information la presse a participer négativement dans la promotion du tourisme dans la province, d’où ces journée organisée à l’initiative du club de presse pour renouer de nouveaux liens avec les intervenants dans le secteurs qui doivent à leur tour s’ouvrir sur la presse.
La projection d’un film à caractère ethnologique, datant de 1962, sur la ville d’El Jadida a suscité pas mal d’émotion parmi les participants.
Une exposition d’anciennes photos de l’époque du protectorat, de produits artisanaux, et de photos récentes de la kasbah de Boulaouane, prises par le professeur Ismail Khiati, montrant l’état de délabrement dans lequel est devenue ce grand témoin de l’histoire de la province et du Maroc, et qui nécessite une intervention immédiate dans le but de la restaurer avant qu’elle ne subisse le même sort que la ville de Gharbia !
Monsieur Ahmed Elouarit, de la faculté des lettres, a pour sa part abordé un sujet d’une grande importance et qui pourrait concerner un éventuel tourisme culturel si on se permet le terme. Les zawiyas à Doukkala : passé glorieux et ouverture sur l’avenir, tel a été le titre de son intervention durant laquelle il a fait le tour d’horizon de toutes les zawiyas de Doukkala celles qui existent encore et celles disparus tel les Kouassems célèbres fauconniers; les mâachates et leur tournée qui commençait de Zawiya Afoughal à Haha et qui faisaient le tour de toute la région des Doukkala dans un daour des mâachates de leur propre nom ; En plus des moussems particuliers des régions des Doukkala qui diffèrent de ceux organisés partout dans le Maroc et qu’il faut valoriser et exploiter dans un tourisme culturel ou spirituel et qui exception faite du moussem de Moulay Abdellah est sous-estimé.
Monsieur Hassan Mouzine, de la faculté des lettres, dans le même ordre d’idées développa les atouts et les potentialités touristiques de la région en prenant comme exemple le pole balnéaire El Jadida Sidi Bouzid Sidi Abed, après un bref historique : dates et but de la création de ces centres d’estivage, 1967 création dans la commune rurale de Moulay Abdellah du centre balnéaire de Sidi Bouzid destiné à accueillir les estivants de la classe à grand revenu, mais l’évolution de ce centre l’a rendu un lieu d’habitat permanent ce qui a généré de grands problèmes d’assainissement liquide et le changement du plan d’aménagement du site. Quant à Sidi Abed, initiative de la commune rurale de Ouled Ghanem à l’image de Sidi Bouzid, mais malheureusement le projet n’a pas connue une grande réussite, plan d’aménagement inadapté, proximité du centre industrielle de Jorf Lasfar, route secondaire de Safi presque déserte … Pour le centre d’El Jadida, en plus des touristes étrangers qui visitent la ville toute l’année et en grande nombre pendant la saison d’été, la ville est connue pour ses estivants nationaux notamment des villes avoisinantes Marrakech et Casablanca,et qui logent soit chez leurs familles ou dans des maisons et chambres louées à l’occasion par les habitants de la villes et surtout dans les quartiers populaires.
Le moussem de Moulay Abdellah organisé au moi d’Août de chaque année, avait à ses début un aspect religieux, les bédouins des Doukkala se réunissaient autour du mausolée de Moulay Abdellah Amghar, faisaient du commerce, et de la fantasia, mais actuellement le moussem a changé d’aspect et est devenu un lieu de rencontre de populations citadine et rurale d’origines divers et de toutes les régions du Maroc et même de l’étranger; ce qui a eu pour conséquences une surpopulation et un mélange hétérogène, et du fait de sa situation au bord de la mer le moussem est utilisé comme zone balnéaires par les visiteurs.
Viens ensuite le grand attendu : le guide touristique, que Monsieur Abbassi Hassan de la faculté des lettres nous dévoile.
Pourquoi un nouveau guide ?
Caractéristiques : le guide touristique qui verra le jour d’après l’équipe de chercheurs de la faculté des lettres dans deux ans est- Le résultat de travail de plusieurs chercheurs
Un guide de toute la surface de la province
Le fruit de la coopération entre les universitaires et les intervenants dans le tourisme
Entre dans le cadre de l’ouverture de l’université sur son environnement et sa participation dans la vie publique- Il est financé par le ministère de l’enseignement supérieur- Son but est de faciliter la vie au touriste et lui favoriser un bon séjour et de revaloriser les sites et structures touristiques.
Monsieur Abdellah Ghaitoumi : rôle du syndicat d’initiatives et de tourisme. Le syndicat réunit les doléances des touristes et les expose aux professionnels du métier.
Un compte rendu de l’état des lieux du mois de juin est alarmant :105 touristes ont visité le syndicat d’initiatives et de tourisme, 49.5 % sont français. Les problèmes soulevés par les touristes sont les suivants:
– problème de propreté des hôtels
– non respect des prix dans les resto et cafés
– non respect des prix dans les parking
– harcèlement des faux guides des cireurs et bazars
– pas de permanence dans les banques l’après midi et en fin de semaine- pas de musée
– pas de guide pratique de la province
– problème de transport vers et de la ville
– espaces verts sales
– pas de plan de circulation fixe
– pas de plan de la ville affiché sur des panneaux dans les entrées et les grandes artères
– difficultés d’investir dans le tourisme à El Jadida.
La recherche scientifique est l’un des principaux outils de développement du tourisme dans la province : par Monsieur Mohamed Moncef de la faculté des sciences
La recherche scientifique maritime de 1970 à 1998 a connue une évolution croissante
Le secteur touristique utilise les résultats de cette recherche sans qu’il y est de relations directes entre les deux parties chose qui paraît un peu bizarre.Le constat le plus alarmant dans cette recherche est que si le tourisme tire profit de la mer d’un autre côté il y a l’industrie qui le pollue! La recherche concerne en particulier l’étude de la côte de la qualité de la mer et des fruits de mer.L’un des points les plus sombres à ce propos est la non continuité de l’administration ; qui fait que plusieurs projets d’étude qui sont entamés par des chercheurs universitaires pour le compte de la province, et que au changement de responsables les résultats de ces recherches ne sont pas exploités!
Et pour conclure, je dirais qu’un grand absent à cette confession, et qui est le premier concerné dans tout développement dans toutes les provinces et toutes les communes du pays, et qui est impliqué directement et indirectement dans l’affaire, se sont les élus locaux de la province, la présence de quelques uns dans la séance d’ouverture n’était que pour la forme, comme leur présence effective dans leurs communes, alors qu’ils sont les premiers concernés dans tout projet. Je ne peux confirmer s’ils ont été omis lors de la préparation de ces journée ou que la chose ne les concerne pas alors que la plupart des sujets abordés en sus et desquelles émanent une odeur nauséabonde, comme dirait notre cher chercheur Elhadi Lakbir qui étouffe et le touriste et le simple citoyen de la ville malgré l’insistance des jdidis administrants et administrés qui essaierais de nous convaincre du contraire. En attendant de respirer une bouffée d’air sein; de circuler dans des rues bien propres et sûres; de prendre un bain sans devoir arrondir les fins de mois de dermato et d’apothicaires ; et de lire un journal blanc comme neige je vous souhaites de passer un bon séjour chez nous à Deauville notre ville de rêve.