572 élèves dont 394 filles, tous originaires de l’arrière-pays des Doukkala, ont bénéficié des systèmes d’éducation informelle au cours de cette année, 463 d’entre d’eux ont pu réussir leurs examens et 86 sont arrivés à intégrer les cycles de l’éducation formelle.
C’est là, le bilan de l’année scolaire 2002/2003 dans les 18 centres, initiés par l’Association des Doukkala, dans le but de participer à la lutte contre l’analphabétisme des jeunes, issus du milieu rural dans la province d’El Jadida.
Depuis 1997, date de signature de la convention de partenariat entre le ministère et l’association, 2669 élèves sont relayés dans les centres de formation, avec une cadence de 281 nouveaux inscrits chaque saison, dont 1020 ont été repêchés et poursuivent aujourd’hui leurs cycles scolaires dans l’éducation formelle.
La plupart de ces centres de formation qui ont été aménagés par l’association, sont situés dans les zones irriguées, là où les enfants servent le plus souvent comme main-d’œuvre dans des travaux agricoles avec la bénédiction de leurs parents.
Les animateurs de ces centres sont eux aussi choisis parmi les diplômés issus et résidant dans les mêmes localités ciblées.
Selon Abdelkrim Bencherki, président de l’association, la généralisation de cette expérience sur tout le territoire de la province d’El Jadida représente l’une des priorités de son programme d’action pour la lutte contre l’analphabétisme.
Elle est d’autant plus indispensable, si l’on prend en considération l’immense superficie de la province, ainsi que la phénoménale poussée démographique en milieu rural souvent démuni.
La lutte contre l’analphabétisme pour les adultes entre aussi en ligne de compte, dans les perspectives de l’association. Une convention de partenariat avec le ministère concerné est attendue afin de permettre à l’association de soutenir l’action gouvernementale dans “La marche de la lumière” qui vise à réduire les pourcentages de l’analphabétisme de 48% à 35% d’ici 2004.
Les autres actions de l’Association des Doukkala dans le domaine de la formation concernent les ateliers d’initiation à l’informatique (70 ordinateurs), les ateliers de langues (français, allemand, anglais, espagnol) aussi que ceux d’arts plastiques.
Chahid AHMED – Libération