Au coeur de la Fauconnerie des Kouassem

– Un livre réalisé par Ahmed Chahid
– Un appel pour la sauvegarde d’un art ancestral et un voyage au cœur de ce qui fait de la fauconnerie un mode de vie à part entière
– Le livre a le mérite de donner de cet héritage culturel une image ou plutôt des images qui font rêver.

« De nouveau, Ahmed Chahid, un passionné de la ville d’El Jadida et de sa région, nous surprend par un beau livre sur la fauconnerie». La citation est de Abdelouahed Mabrour, doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines d’El Jadida qui préfaçait le livre d’Ahmed Chahid sur la «fauconnerie: tourisme à El Jadida». Surprenant, en effet, car l’auteur y dévoile les pratiques ancestrales de la tribu les Kouassem connue Chez les Kouacem, la fauconnerie est un art de vivre.

pour l’art de la chasse au faucon. Armé d’une très bonne connaissance du terrain, d’une documentation historique assez fine et d’un réseau de relations qui lui a permis de pénétrer certains «secrets» réservés aux initiés de cette pratique, Ahmed Chahid pose un re¬gard sur le temps, non seulement pour lui, mais éga¬lement pour ces valeureux fauconniers auxquels il rend un vibrant hommage. Il y livre des explications savantes sur l’histoire de ces fauconniers, sur leur mi¬lieu, sur les différentes techniques utilisées pour capturer, dresser et vivre avec le faucon. Un noble rapace qu’on dénomme dans la langue locale – et l’appella¬tion est très évocatrice- «at-tair al-hur» (l’oiseau libre), en somme sur ce qui a fait des Kouassem ce qu’ils sont aujourd’hui.

Passion

La passion de l’auteur pour les Kouassem est très visi¬ble. Profondément attachés à leur histoire et aux va¬leurs que celle-ci véhicule depuis des siècles, les adeptes de la Zaouiat Sidi Smaïl Boucherbil et de la Zaouiat Moulay Taher Kasmi mettent un point d’honneur à perpétuer cet héritage culturel ignoré ou méconnu. Le livre donne de cet héritage culturel une image ou plu¬tôt des images qui font rêver, il propose une description bien attrayante susceptible de répondre aux questions de ceux qui ont eu le privilège de connaître ce «sport» et ceux qui le pratiquent et, dans le même temps, lance un appel à la sauvegarde de ce patri¬moine ancestral. On comprend de ce travail aussi que la fauconnerie chez les Kouassem n’est pas uniquement un passe-temps mais plutôt un art de vivre.

MOHAMED RAMDANI – Les échos