MIRAGES

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MIRAGES est une série d’épisodes autonomes par leur thème, leur intrigue, leur dénouement et leur fin. Cependant leurs éléments composants jalonnent une histoire palpitante qui se dessine par sa littérature intégrale. Cette stratégie donne au lecteur le choix de ne lire que les chapitres qui lui plaisent, ou celui d’aller jusqu’au bout de l’œuvre afin de vivre aux côtés de cet héros épique qu’est B. de paille, les moments mémorables d’une étonnante bataille contre une destinée inexorable.


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PREFACE

« Mirages » est en quelque sorte une plainte agonisante de tout vieillard qui n’a pas eu le droit d’être enfant. Un personnage quelconque, doté par la nature de tout ce qui est bon pour mener une des meilleures vies possibles, mais déshérité par les aléas et acculé par la cruauté jusque dans ses derniers retranchements, à tel point qu’avec la fin de l’œuvre, il se voit achever sa vie sans l’avoir vécue. Un vieillard qui ne manque pas de formuler la phrase : « Pourquoi eux et pas moi » dans un murmure de détresse à chaque fois que la mémoire aiguillonnée par ceux qui sont aux petits soins pour les leurs, le transporte dans le passé, vers quelque moment malheureux, marqué par un besoin, une volée de coups, une injustice…vers un milieu odieux et criminel au sein duquel l’ordinaire ne dépasse pas le pain bon marché, rassis et souillé dans les fours publics par les rats. Vers un entourage se posant comme une forteresse de laquelle ne peut parvenir à qui veut l’entendre, le cri dénonciateur des tabous vils et malfaisants, ni le soupir d’une âme sur le point d’être réduite, telle une proie qui s’abandonne et se blottit avec consentement et soumission de dernière minute dans les pattes de quelque prédateur, non pour goûter aux délices de l’amour mais pour mourir, nulle autre issue ne s’ouvrant à point pour la sauver. « Pourquoi eux et pas moi » Une volte face contre la condition des mères de l’après guerre dont les droits ont été bafoués, spoliés par tout investi de pouvoir responsable d’une famille. Un cri de révolte contre ceux qui ont contribué à l’établissement du parlement de l’enfant d’aujourd’hui sans la moindre pensée comme réparation pour celui d’antan. Contre ceux qui ont édifié une assistance sociale pour assurer à leur future progéniture ce qu’ils n’ont point pensé à donner à celle de jadis : une éducation épanouie dans un bien être adéquat.

Dans sa course après un gain susceptible de palier à un manque, B. de paille incarne dans « Mirages », tous les enfants écrasés par le terrorisme de parents ou de tuteurs, et victimes de comportements illicites que les mauvaises gens dissimulent derrière un paraître imposé par les convenances. Les enfants disgraciés condamnés à vivre dans le dénuement et la privation, se consumant dans les confrontations contre leur pénible quotidien, sans autre arme que leur frêle édifice, leur souffrance et leur patience. Les enfants « soldats » au cœur noble, marqués par la triste empreinte de leur peine, au point que nulle grâce d’un minime bonheur ne parait sur leur visage. L’empêtrement de B. de paille dans une embrouille n’est ni plus ni moins qu’un cri au scandale. Et quand il s’en sort, indemne ou victime de préjudice, fataliste, il propose une morale endiguant une révolte qui sourd mais n’ose point.

Une chaude alerte

N° du dépôt légal 2011 MO 0207
ISBN : 978-9954-30-115-9
Date d’attribution 18/01/2011