Si tout au long de la compagne électorale les spots publicitaires diffusés sur les médias ne cessaient d’inciter les gens à mettre fin aux anciennes méthodes qui nuisaient au bon déroulement des élections et ternissaient l’image de marque du Maroc, il n’en est pas de même de la réalité, car sur le terrain, une grande partie des candidats et de leurs lieutenants font partie de l’ancienne époque qui a nuit au pays et ne pouvaient se débarrasser de leurs méthodes archaïques.
Ainsi en l’absence de lois qui interdisent la candidatures des détenteurs d’argent sale, issu de sources douteuses, et des personnes qui ont de mauvais antécédents dans les anciennes élections, libre cours était fait des anciens us.
Le climat qui régnait dans la province d’El Jadida durant les 15 jours, puisque la compagne n’a pris fin chez la plupart des candidats qu’à la fermeture des bureaux de vote, nous donnait l’impression que le message de transparence, et de l’ère révolu de l’achat des voix ne concernait pas les Doukkalis, on assistait à un cocktail de personnes et de personnalités qui mettaient la main dans la pâte non transparente : Conseillers communaux, anciens joueurs de football, proxénètes, prostituées, homosexuels, ivrognes, trafiquants de drogues, criminels, fonctionnaires des municipalités, commerçants des voix et d’autres … pour convaincre par tous les moyens l’électeur doukkali à donner sa voix à leur protecteur, candidat tombé de la dernière pluie ou prétendant à un nouveau mandat désespérément.
Si ces pressions auxquels l’électeur était soumis n’ont pas eu d’effet sur une grande majorité des doukkalis, la lecture des résultats des trois circonscriptions prouve que la pression et l’argent ont malheureusement donné leurs fruits, et Doukkala se rappellera qu’elle est la seule province du Maroc a avoir orné la première chambre du parlement d’une fleure devenue rare : un parlementaire analphabète.
Le nouveau mode de scrutin à la liste, d’après des spécialistes de l’achat des voix, a pu stoppé l’élan d’un certain nombre d’entre eux, mais n’a pas empêché le fléau de gagner du terrain. La nouveauté dans l’achat des voix consistait à donner un bulletin coché à l’emplacement du signe du candidat que l’électeur met dans l’urne et ramène un bulletin vide aux acheteurs d’âmes. D’après des spécialistes de ce trafic, la valeur des voix variait entre 200 et 600 dirhams en fin de journée, elle a été mieux cotée que les actions de la bourse de Casablanca.
Pour ceux qui se demandent sur les garanties avancées par le gouvernement et le ministère de l’intérieur sur le déroulement des élections, notons que le makhzen était neutre sur toute la ligne, une neutralité devant tous les cas, et les interventions consistaient à calmer le jeu, et demander gentiment aux Smasria de quitter le coin ou de fermer leurs maisons car ils ont été débusqué par les vigiles de l’autre candidat.